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2021 : et si on s’intéressait à la biodiversité ?

22 Mai 2021

La diversité biologique, ou Biodiversité, comprend l’ensemble des êtres vivants ainsi que les différents écosystèmes dans lesquels ils évoluent. Cela désigne de plus, l’ensemble des interactions entre les êtres vivants et avec leur milieu (1). Mais actuellement, de nombreux écosystèmes sont menacés par l’action humaine, et il est de notre devoir de tenter de préserver ces espaces et ces espèces.

Comment s’exprime la biodiversité ?

La biodiversité terrestre est très vaste. Elle comprend évidemment les différents animaux, le chien, la vache, ainsi que les oiseaux et les insectes. Mais aussi les plantes, comme le blé, les cactus ou les orchidées. Et encore tous les êtres vivants invisibles à nos yeux, les animaux microscopiques, les bactéries. Le nombre de formes chez les êtres vivants est astronomique. La diversité et l’ingéniosité de la vie sont sans bornes, et ce que ce soit chez les animaux ou les végétaux. Avec par exemple, une espèce d’insecte, entre fourmi et guêpe, qui est déguisée en panda (Euspinolia militaris), un oiseau aux ailes traînantes (Caprimulgus vexillarius), un mollusque dont on pourrait croire qu’il vient de Pandora – du film Avatar de James Cameroun – (Glaucus atlanticus), une orchidée qui imite la forme et l’odeur des abeilles pour propager son pollen (Ophrys apifera), ou encore un petit insecte qui ressemble à une épine (Umbonia spinosa).

Où se place l’action de l’homme dans les écosystèmes naturels ? 

Mais la biodiversité, plus que le nombre incroyable d’espèces vivantes, désigne aussi les écosystèmes dans lesquels ces espèces vivent. Les êtres vivants sont même des blocs indispensables aux écosystèmes, qui sont aussi formés aussi par le milieu abiotique. Et préserver la biodiversité est nécessaire afin de protéger ces écosystèmes. Pour cela, l’Homme peut agir à différents niveaux. En premier lieu, tenter de maintenir les animaux et végétaux présents avant que l’espèce humaine n’arrive dans ces milieux. Cela peut avoir des conséquences aussi phénoménales qu’inattendues.  C’est ce qui s’est notamment produit dans le parc de Yellowstone au nord des États-Unis.

Grâce à la réintroduction du loup dans les années 1990, on a pu comprendre son importance dans l’écosystème du parc. En effet, la présence du loup a permis de contrôler les troupeaux d’élans, les animaux faibles étant éliminés, la santé globale de la population d’élan s’est amélioré. De plus, avec une baisse de l’herbivorie sur les jeunes arbres, de nouvelles forêts ont pu apparaître, accueillant ainsi de nombreux êtres vivants, dont des oiseaux. Le retour des arbres a aussi modifié la topographie, en effet les racines ont pu stabiliser les berges des rivières et ainsi limiter les dérives des méandres. Par cet exemple, on peut comprendre l’importance pour les écosystèmes de maintenir une biodiversité importante, en absence de laquelle tout l’écosystème peut s’effondrer (2,3).

Un autre levier d’action pour l’humanité est de ne pas introduire de nouvelles espèces dans les écosystèmes naturels. En France, par exemple, l’introduction de l’écrevisse américaine dans les cours d’eau, cause une pression de prédation très importante sur les poissons indigènes ainsi que sur l’écrevisse européenne (4).

La biodiversité nécessaire se manifeste aussi par des espèces que l’on pourrait qualifier de nuisibles. En effet, les écosystèmes aquatiques dépendent en grande partie de la présence du moustique. Ses larves nourrissent de nombreux animaux, comme l’argyronète, la seule araignée aquatique, ou encore les têtards, avant de se transformer en grenouilles dont le coassement berce les mares au printemps.

Quels sont les événements de l’année 2021 en faveur de la biodiversité ?

Lors de cette année 2021, de nombreux événements viennent mettre en lumière la nécessité de préserver la biodiversité. Aujourd’hui, le 22 mai, a lieu notamment la journée internationale de la biodiversité. Cette journée, fixée par les Nations-Unies en 1993 a pour but de sensibiliser à la richesse biologique de la planète, tant en termes d’espèces, de différences génétiques entre les souches, qu’en terme d’écosystèmes. Cette date a été choisie pour célébrer l’adoption de la Convention pour la Diversité Biologique. Cette convention vise à préserver la biodiversité de la Terre, notamment par une utilisation durable de ses ressources tout en les partageant à tous.

A aussi eu lieu le One Planet Summit le 11 janvier 2021. Il a été organisé en France en association avec les Nations-Unies et la Banque Mondiale. Ce sommet a eu plusieurs ambitions, comme protéger la biodiversité marine, grâce à une alliance entre la France et le Costa Rica. Une coalition de 52 États a aussi été formée avec pour but la protection d’espaces terrestres et marins d’ici 2030. D’autres ont suivi, notamment la Coalition pour une mer Méditerranée exemplaire en 2030. Ce sommet a aussi souhaité promouvoir l’agro-écologie comme solution permettant de préserver la biodiversité tout en répondant aux objectifs du développement durable. Notamment en Afrique où la dégradation des terres et la perte de biodiversité se combinent. De plus, ce sommet a été l’occasion de mobiliser des financements pour la protection de la biodiversité ainsi que d’évoquer la préservation des forêts tropicales (5).

Le congrès mondial de la nature de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) aura lieu à Marseille en septembre de cette année 2021. Ce congrès a lieu tous les 4 ans, il permet de rassembler des gouvernements, des hommes d’affaires et des universitaires afin de relever les défis actuels tout en visant à préserver l’environnement. Cela permet de mettre en relation différents pans de la société, d’organiser des débats et des discussions, afin d’agir pour la conservation de la nature. Ce congrès permettra d’affirmer un nouveau contexte mondial pour la préservation de la biodiversité (6).

D’autres événements vont suivre, comme en octobre 2021 à Kunming, en Chine, où se déroulera la 15ème conférence des Nations-Unies sur la biodiversité. Cette conférence s’intéressera à la réalisation et aux résultats du précédent Plan stratégique pour la biodiversité, qui s’est étendu de 2011 à 2020. Ce Plan est composé des Objectifs d’Aïchi, qui visent à valoriser la diversité biologique. Cela comprend une réduction au moins de moitié des pertes d’habitats naturels. Ces objectifs incitent notamment à gérer durablement les ressources naturelles ainsi qu’à préserver les espèces en voies de disparition. À la suite de quoi, il est prévu de prendre une décision sur le cadre mondial de la biodiversité pour les années à venir. Ce projet futur devra être notamment axé sur une protection de la biodiversité tout en contribuant à la sécurité alimentaire, en particulier pour les populations les plus vulnérables (7,8,9).

La protection de la biodiversité est accessible à tous

Mais la protection de la biodiversité n’est pas réservée seulement aux militants ou aux décisionnaires gouvernementaux. Chacun de nous, peut à son échelle œuvrer pour protéger notre biodiversité. Il existe des gestes simples, comme ne pas trop s’approcher des animaux lors des observations ou ne pas cueillir des fleurs que l’on ne connaît pas. Pour ceux d’entre nous qui possèdent un jardin, de nombreux gestes peuvent aussi être effectués. Comme limiter, voire abolir, l’emploi de produits phytosanitaires, favoriser l’emploi de plantes endémiques et de plantes mellifères attirant les insectes. Il est aussi très bénéfique de laisser une portion en friche, avec un entretien minimum permettant à la flore et à la faune de proliférer. De plus, revoir nos habitudes de consommation peut aider à préserver la biodiversité et la planète en général, avec une consommation réduite de viande ou une consommation de produits en vrac.

Fleur dans le désert d’Atacama

Jeunes Ambassadeurs pour le climat

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